Défibrillateur en salon et parc des expositions : obligations
Rédigé par Cyrille GAGNAIRE, France Défibrillateur. Publié le 9 octobre 2026.

Un parc des expositions peut accueillir des milliers de visiteurs dans la même journée, entre exposants qui montent leurs stands, congressistes et grand public. Les halls sont immenses, les allées encombrées, les accès régulièrement modifiés selon l'évènement. Dans ce contexte, un arrêt cardiaque pose une question très concrète : où se trouve l'appareil, et qui sait s'en servir ? Voici les points à régler avant l'ouverture des portes.
Un lieu d'exposition est presque toujours un ERP
Un parc des expositions, un palais des congrès ou un centre d'évènements reçoit du public : il relève de la réglementation des établissements recevant du public, ou ERP. Selon la capacité d'accueil, il est classé dans l'une des cinq catégories, et les grands sites se situent dans les catégories 1 à 3.
L'obligation de s'équiper d'un défibrillateur automatisé externe (DAE) découle de la loi 2018-527 et du décret 2018-1186. Elle s'applique aux ERP de catégories 1 à 3 depuis le 1er janvier 2020, à ceux de catégorie 4 depuis 2021 et à certains ERP de catégorie 5 depuis 2022.
Environ 50 000 arrêts cardiaques surviennent chaque année en France, et chaque minute sans défibrillation réduit les chances de survie d'environ 10 %. Dans un hall de plusieurs milliers de mètres carrés, la distance à parcourir compte autant que la présence de l'appareil.
Gestionnaire du site et organisateur du salon : qui fait quoi
Le site appartient souvent à un gestionnaire, tandis que chaque salon est monté par un organisateur différent qui loue les halls pour quelques jours. Cette séparation crée une zone grise si rien n'est écrit.
La maintenance est à la charge de l'exploitant, selon l'article R. 5212-25 du Code de la santé publique. Pour l'équipement permanent du lieu, il s'agit en général du gestionnaire. L'organisateur, lui, veille à ce que le dispositif de secours prévu pour son évènement soit adapté à l'affluence attendue et connu de tous les intervenants.
Le contrat de location des halls gagne à préciser le nombre d'appareils présents, leur emplacement, la personne chargée de leur contrôle et celle qui coordonne les secours pendant l'évènement. Ces quelques lignes évitent de découvrir le problème le jour de l'urgence.

Placer les appareils dans de grands volumes
Dans un hall d'exposition, le défibrillateur ne doit pas disparaître derrière une cloison de stand. Il se place dans un point fixe, visible depuis plusieurs allées, avec une signalétique conforme à l'arrêté du 29 novembre 2018 et un fléchage lisible même quand les stands changent la perspective.
Plusieurs appareils sont souvent nécessaires. Le critère décisif est le temps d'accès depuis les points les plus éloignés, y compris pendant les périodes de forte affluence où les allées sont saturées. Les entrées, les zones de restauration, les salles de conférence et les halls de montage sont des emplacements à examiner.
Les opérations de montage et de démontage méritent une attention particulière : ce sont des moments où les accidents du travail sont fréquents et où le public est absent, mais où les équipes sont dispersées dans des zones isolées.
Les situations rencontrées sur un site d'exposition
Selon le type d'évènement et l'organisation du lieu, les réponses varient. Le tableau ci-dessous reprend les cas les plus courants.
| Situation | Point d'attention | Réflexe à avoir |
|---|---|---|
| Parc des expositions permanent | Grande surface, plusieurs halls | Un appareil par hall ou par zone |
| Salon grand public à forte affluence | Allées saturées, accès ralenti | Appareils visibles et fléchés, poste de secours identifié |
| Congrès en palais des congrès | Salles fermées pendant les sessions | Appareil dans les circulations communes |
| Salon temporaire sous chapiteau | Site provisoire, sans équipement fixe | Prévoir un appareil mobile ou loué pour la durée |
| Montage et démontage des stands | Équipes dispersées, public absent | Rappeler l'emplacement aux prestataires |
Informer les exposants et former les équipes
Un défibrillateur automatisé guide l'utilisateur par la voix, mais encore faut-il que les personnes présentes sachent qu'il existe. Le guide de l'exposant, le plan du salon et le briefing de l'équipe d'accueil sont les bons supports pour mentionner l'emplacement des appareils et le numéro d'urgence.
Former le personnel permanent, les agents de sécurité et les hôtesses d'accueil aux gestes qui sauvent donne une chance réelle d'agir dans les premières minutes. Une courte sensibilisation, répétée avant les plus grands évènements de l'année, suffit à installer les bons réflexes.
Pour le suivi, contrôlez régulièrement le voyant d'autotest et consignez les vérifications dans le registre. Les électrodes durent généralement de 2 à 5 ans, les batteries de 3 à 5 ans et l'appareil lui-même de 8 à 10 ans et plus. La déclaration dans GéoDAE est obligatoire et permet aux secours de localiser l'appareil.
Acheter pour le site, louer pour l'évènement
Pour les halls permanents, l'achat s'impose en général : l'appareil reste en place des années et il est garanti 5 ans. Le gestionnaire planifie alors le remplacement des électrodes et des batteries.
Pour un salon temporaire ou un évènement ponctuel, la location est plus souple. Elle démarre dès 50 € HT par mois, maintenance incluse, et évite d'immobiliser du matériel qui ne servirait que quelques jours par an.
Dans les deux cas, France Défibrillateur établit un devis sous 24 h et livre en 2 à 5 jours ouvrés, ce qui laisse le temps de s'équiper avant l'ouverture.
Questions fréquentes
Un parc des expositions est-il un ERP ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Un lieu qui accueille du public pour des salons, des congrès ou des spectacles relève de la réglementation des établissements recevant du public. Sa catégorie dépend de la capacité d'accueil et se vérifie auprès du gestionnaire ou de la commission de sécurité.
Qui doit fournir le défibrillateur : le gestionnaire ou l'organisateur ?
L'équipement permanent du lieu relève en général du gestionnaire, qui en assure la maintenance comme exploitant. L'organisateur vérifie que le dispositif est adapté à son évènement. Le contrat de location des halls doit préciser ces responsabilités pour éviter toute zone grise.
Combien d'appareils faut-il dans un grand hall ?
Il n'existe pas de nombre unique. Le critère décisif est le temps d'accès depuis les points les plus éloignés, y compris quand les allées sont saturées. Un appareil par hall ou par zone, visible et fléché, est une base de réflexion courante.
Peut-on louer un défibrillateur pour un salon temporaire ?
Oui. La location démarre dès 50 € HT par mois, maintenance incluse. Elle convient aux évènements ponctuels ou aux sites provisoires, car elle évite l'achat d'un matériel utilisé quelques jours par an et décharge l'organisateur du suivi des consommables.
Un projet d'équipement ?
Achat, location dès 50 € HT/mois, installation avec déclaration GéoDAE, maintenance et formation : notre équipe vous répond sous 24 h.



